De l’importance d’un chez-soi

Home sweet home, à quelques mois de mon déménagement, l’importance d’un chez-soi m’a frappée. Pas forcément son propre domicile, ça peut être celui des parents, une colocation ou tout autre lieu dans lequel on se sent chez-soi, en sécurité et où l’on peut rester seule des heures. Pendant que quelqu’un visitait mon appartement (enfin celui de mes parents), j’ai eu comme une envie de dire à cette inconnue : « Non, vas t’en, c’est ma maison ».

home feeling WM

Pourtant, mon chez-moi et moi, on n’a pas toujours entretenu une bonne relation. En même temps, c’est sa faute. J’habite ici depuis mes 3 ans, mais, en 5eme je me suis faite agresser dans le hall de notre immeuble. Adieu sentiment de sécurité, adieu bonheur de rentrer chez-soi. En plus de vivre en croisant chaque jour mon agresseur, j’ai du vivre en repassant chaque jour sur les lieux de « l’accident ». Rien de grave, une »petite » agression, mais quand on a 11/12 ans, ça marque. Ça marque beaucoup.

J’ai pris des années à ne plus avoir peur de ce hall, à ne plus me retourner sans cesse de peur d’être suivie. Pourtant même pendant cet épisode, mon appartement a toujours été mon lieu préféré, et parmi toutes ses pièces, c’est dans la salle de bain que je me sentais réellement chez moi. Je suis persuadée qu’on a tous cet endroit où l’on aime être, cet endroit qui nous protège du monde extérieur. Et toi lecteur, c’est lequel ?

Dans quelques mois donc, je vais quitter ces murs, ne plus passer chaque matin dans ce hall, mais surtout ne plus me sentir chez moi. Oui, parce que vois-tu lecteur, mes murs sont un peu empreints de mon histoire. J’ai écris dessus, mes amis ont écris dessus, et, à chaque fois que je les regarde, je me sens heureuse. Heureuse, aimée et protégée. Pour ne rien arranger, j’ai une mémoire très visuelle, je peux me remémorer tout ce qui s’est passé dans ma chambre : premiers amours, soirées entre fille, etc.

Alors non, je ne veux pas avoir à les repeindre, je ne supporte pas l’idée d’effacer ces souvenirs. (Oui, je fais ma crise d’ado en retard !). Et même ce satané hall me manquera, il m’a construite, le voir chaque jour m’a appris à être forte et à accepter ce qui ne peut être changé.

Mais, au final, lorsque j’emménagerais dans MON appartement, je recréerai une histoire, et les murs apprendront à la raconter au fil du temps… I guess this is growing up comme dirait blink 182

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